L’association Hermione chargée du chantier obtient un sursis jusqu’en juillet

L’organisation ayant pour dessein de préserver l’Hermione de l’impact du champignon ayant endommagé une partie de sa coque a bénéficié d’une extension de sa période de redressement judiciaire.
Le tribunal de La Rochelle a rendu son verdict le mercredi 25 mars 2026, après une période de huit mois de redressement judiciaire : l’association L’Hermione-Lafayette, établie à Rochefort (Charente-Maritime), est autorisée à poursuivre ses activités au moins jusqu’au 1er juillet. La moitié des 10 millions d’euros nécessaires pour reconstruire les éléments de la coque à remplacer a été collectée. De nombreux prestataires et fournisseurs sont en attente de paiement.
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Ces derniers mois, plusieurs initiatives de reprise ont vu le jour, visant à acquérir la société pour un montant symbolique d’un euro. Les potentiels repreneurs devaient manifester leur intérêt avant le 6 janvier dernier. Hier, lors de la séance au tribunal, Tugdual et Kenan Jaouen, frères et petits-neveux du Père Jaouen, qui est le représentant du Centre international de la mer à Rochefort, ainsi qu’un troisième postulant récemment arrivé, ont exposé leurs projets individuels de reprise.
En septembre dernier, l’entité responsable de la gestion a été soumise à une procédure de redressement judiciaire, malgré la poursuite des levées de fonds et des visites de chantier jusqu’à présent. La cour a jugé que l’association est autorisée à continuer la reprise en main de la coque, qui est en cours à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), dans le port de Bayonne. La collecte de fonds ainsi que la recherche de mécènes et de partenaires sont en cours.
Marie Le Brun, responsable de la communication de l’association gestionnaire, souligne que le renouvellement d’une période d’observation a été obtenu pour un nouveau point d’étape au 1er juillet. Nous persévérons dans nos efforts pour finaliser ce projet de construction qui nécessite un financement additionnel de cinq millions d’euros.
Yann Mauffret du chantier naval du Guip à Brest est d’avis qu’il est impératif de sauver ce navire, qui renferme des savoir-faire précieux de la construction navale traditionnelle. L’entreprise basée dans le Finistère a également œuvré à la remise en état de la coque infestée. Il est impératif que l’histoire se perpétue et que des fonds soient trouvés afin de préserver ce joyau.
Malgré cela, les 10 millions de travaux supplémentaires causés par ce champignon viennent s’ajouter à la somme considérable de 25 millions d’euros dépensée depuis la construction de cette réplique historique, qui s’est étendue sur une période de 17 ans, de 1997 à 2014.
Article modifié. Rédigé par Stéphane Jézéquel, membre de l’équipe éditoriale du journal Le Télégramme.
